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LES DANGERS DU FRUCTOSE

21/05/2015

Les sucres ajoutés aux aliments et boissons, en tout premier lieu le fructose, font le lit du diabète de type 2. Publiée en ligne jeudi 29 mars dans les Mayo Clinic Proceedings, une analyse des données existantes effectuée par des chercheurs américains est catégorique : « Il existe un énorme corpus de preuves scientifiques, de données d’observation et de résultats d’essais cliniques qui suggèrent que le fructose ajouté – même par rapport à d’autres sucres – est le principal moteur du développement du diabète et de ses conséquences. »

Représentant 90 % des formes de la maladie, le diabète de type 2 a pris des proportions épidémiques dans le monde : environ une personne sur dix dans le monde en est atteinte et la fréquence augmente avec l’âge. Dans le diabète de type 1, une anomalie immunitaire ne permet plus au pancréas de fabriquer de l’insuline, l’hormone permettant aux cellules de stocker du glucose, ce qui augmente le taux de sucre dans le sang. S’installant de manière insidieuse, le diabète de type 2 résulte d’une baisse de la sensibilité des cellules à l’insuline liée à l’obésité et à la sédentarité.

La résistance à l’insuline est associée à une augmentation de la concentration de cette hormone dans le sang (hyperinsulinémie), qui a pour effet de favoriser l’accumulation de graisse abdominale, l’élévation des triglycérides, ainsi que d’autres désordres métaboliques. L’hyperinsulinémie est un facteur de risque cardiovasculaire, corrélée à une diminution de l’espérance de vie de l’ordre de cinq à dix ans.

Sirop de maïs à haute teneur en fructose

L’étude rappelle que la littérature scientifique montre que « l’ajout de fructose – que ce soit sous forme de saccharose ou de sirop de maïs à haute teneur en fructose – est associé à une série d’effets biologiques indésirables chez l’homme comme chez l’animal ».

Ces données pourraient surprendre s’agissant d’un sucre que l’on trouve naturellement dans les fruits, d’où son nom. Mais le problème vient du fait que dans le sirop de maïs à haute teneur en fructose, ce dernier représente près de 50 % du poids de l’additif sucré, alors qu’il ne constitue qu’1 % du poids d’une pêche mûre, soulignent James DiNicolantonio, du Saint Luke’s Mid America Heart Institute (Kansas City, Missouri), et ses collègues. Outre cette faible concentration, la consommation d’un fruit ou d’un légume entiers apporte également de l’eau, des fibres, des antioxydants, qui sont bénéfiques pour l’organisme.

Dans leur article, les scientifiques précisent qu’aux Etats-Unis environ 40 % des adultes ont déjà un certain degré d’insulinorésistance et à peu près autant développeront un véritable diabète. En France, 4,6 % de la population serait globalement diabétique de type 2 mais l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) considère que ce pourcentage est « largement sous-estimé », car « 20 % des personnes diabétiques âgées de 18 à 74 ans ne sont pas diagnostiquées. »

Le fructose stimule des modifications métaboliques

Or, le rôle des sucres que nous ingérons dans des boissons ou des aliments solides, singulièrement celui du fructose, est déterminant dans le développement de ces anomalies. Le fructose stimule des modifications métaboliques qui aiguillent les calories vers le stockage dans les cellules du tissu adipeux abdominal. Ce mécanisme adaptatif avait toute son utilité pour nos lointains ancêtres qui n’avaient pas un accès facile à des aliments nourrissants et n’avaient accès qu’à des quantités limitées de fructose, essentiellement dans des fruits mûrs.

Au cours de l’évolution de l’humanité et surtout dans la période contemporaine où l’ajout de sucres dans l’alimentation s’est largement répandu, cet avantage s’est transformé en inconvénient. D’autant que les industriels de l’alimentation ont largement eu recours à l’ajout de fructose sous différentes formes : d’abord avec le saccharose, sucre associant une molécule de glucose et une de fructose que nous connaissons sous forme de poudre ou de carrés, puis de plus en plus avec le sirop de maïs à haute teneur en fructose, qui peut contenir jusqu’à 65 % de fructose.

Aux Etats-Unis, 25 kg de fructose par habitant par an

En 2012, une étude de chercheurs américains et britanniques montrait déjà du doigt le rôle de l’ajout de sirop de maïs à haute teneur en fructose dans le développement d’un diabète de type 2 et donnait des chiffres marquants : les Etats-Unis – où environ les trois quarts de l’ensemble des boissons et aliments préemballés contiennent du sucre ajouté – consomment annuellement 25 kg de fructose par habitant. Le Canada, le Mexique, la Belgique ou le Japon figurent également au rang des gros consommateurs. Loin devant la France, l’Australie, l’Inde, la Chine, la Suède ou le Royaume-Uni, qui plafonnent en dessous de 0,5 kg par habitant et par an.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sante/article/2015/01/30/le-fructose-est-le-principal-moteur-du-diabete_4566577_1651302.html#JgoEKg4581XCOD9y.99

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LE FRUCTOSE EST LE PRINCIPAL MOTEUR DU DIABÈTE

21/05/2015

Les sucres ajoutés aux aliments et boissons, en tout premier lieu le fructose, font le lit du diabète de type 2. Publiée en ligne jeudi 29 mars dans les Mayo Clinic Proceedings, une analyse des données existantes effectuée par des chercheurs américains est catégorique : « Il existe un énorme corpus de preuves scientifiques, de données d’observation et de résultats d’essais cliniques qui suggèrent que le fructose ajouté – même par rapport à d’autres sucres – est le principal moteur du développement du diabète et de ses conséquences. »

Représentant 90 % des formes de la maladie, le diabète de type 2 a pris des proportions épidémiques dans le monde : environ une personne sur dix dans le monde en est atteinte et la fréquence augmente avec l’âge. Dans le diabète de type 1, une anomalie immunitaire ne permet plus au pancréas de fabriquer de l’insuline, l’hormone permettant aux cellules de stocker du glucose, ce qui augmente le taux de sucre dans le sang. S’installant de manière insidieuse, le diabète de type 2 résulte d’une baisse de la sensibilité des cellules à l’insuline liée à l’obésité et à la sédentarité.

La résistance à l’insuline est associée à une augmentation de la concentration de cette hormone dans le sang (hyperinsulinémie), qui a pour effet de favoriser l’accumulation de graisse abdominale, l’élévation des triglycérides, ainsi que d’autres désordres métaboliques. L’hyperinsulinémie est un facteur de risque cardiovasculaire, corrélée à une diminution de l’espérance de vie de l’ordre de cinq à dix ans.

Sirop de maïs à haute teneur en fructose

L’étude rappelle que la littérature scientifique montre que « l’ajout de fructose – que ce soit sous forme de saccharose ou de sirop de maïs à haute teneur en fructose – est associé à une série d’effets biologiques indésirables chez l’homme comme chez l’animal ».

Ces données pourraient surprendre s’agissant d’un sucre que l’on trouve naturellement dans les fruits, d’où son nom. Mais le problème vient du fait que dans le sirop de maïs à haute teneur en fructose, ce dernier représente près de 50 % du poids de l’additif sucré, alors qu’il ne constitue qu’1 % du poids d’une pêche mûre, soulignent James DiNicolantonio, du Saint Luke’s Mid America Heart Institute (Kansas City, Missouri), et ses collègues. Outre cette faible concentration, la consommation d’un fruit ou d’un légume entiers apporte également de l’eau, des fibres, des antioxydants, qui sont bénéfiques pour l’organisme.

Dans leur article, les scientifiques précisent qu’aux Etats-Unis environ 40 % des adultes ont déjà un certain degré d’insulinorésistance et à peu près autant développeront un véritable diabète. En France, 4,6 % de la population serait globalement diabétique de type 2 mais l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) considère que ce pourcentage est « largement sous-estimé », car « 20 % des personnes diabétiques âgées de 18 à 74 ans ne sont pas diagnostiquées. »

Le fructose stimule des modifications métaboliques

Or, le rôle des sucres que nous ingérons dans des boissons ou des aliments solides, singulièrement celui du fructose, est déterminant dans le développement de ces anomalies. Le fructose stimule des modifications métaboliques qui aiguillent les calories vers le stockage dans les cellules du tissu adipeux abdominal. Ce mécanisme adaptatif avait toute son utilité pour nos lointains ancêtres qui n’avaient pas un accès facile à des aliments nourrissants et n’avaient accès qu’à des quantités limitées de fructose, essentiellement dans des fruits mûrs.

Au cours de l’évolution de l’humanité et surtout dans la période contemporaine où l’ajout de sucres dans l’alimentation s’est largement répandu, cet avantage s’est transformé en inconvénient. D’autant que les industriels de l’alimentation ont largement eu recours à l’ajout de fructose sous différentes formes : d’abord avec le saccharose, sucre associant une molécule de glucose et une de fructose que nous connaissons sous forme de poudre ou de carrés, puis de plus en plus avec le sirop de maïs à haute teneur en fructose, qui peut contenir jusqu’à 65 % de fructose.

Aux Etats-Unis, 25 kg de fructose par habitant par an

En 2012, une étude de chercheurs américains et britanniques montrait déjà du doigt le rôle de l’ajout de sirop de maïs à haute teneur en fructose dans le développement d’un diabète de type 2 et donnait des chiffres marquants : les Etats-Unis – où environ les trois quarts de l’ensemble des boissons et aliments préemballés contiennent du sucre ajouté – consomment annuellement 25 kg de fructose par habitant. Le Canada, le Mexique, la Belgique ou le Japon figurent également au rang des gros consommateurs. Loin devant la France, l’Australie, l’Inde, la Chine, la Suède ou le Royaume-Uni, qui plafonnent en dessous de 0,5 kg par habitant et par an.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sante/article/2015/01/30/le-fructose-est-le-principal-moteur-du-diabete_4566577_1651302.html#JgoEKg4581XCOD9y.99

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LES FIBRES ALIMENTAIRES

22/02/2015

Les fibres alimentaires

 

Que sont les fibres alimentaires?

Les fibres alimentaires se trouvent principalement dans les aliments d’origine végétale, notamment les aliments complets, les légumes secs, les légumes, les fruits, les pommes de terre, les noix et les graines.
Comme elles ne sont pas digérées, elles ne procurent que peu d’énergie (1 kcal/g). Il n’empêche qu’elles relèvent des nutriments essentiels puisqu’elles jouent un rôle vital pour notre santé. Les fibres assurent en premier lieu un transit intestinal rapide et une flore intestinale optimale. Elles ont par ailleurs, directement ou non, un effet positif sur le taux de cholestérol, le cœur et les vaisseaux sanguins, le métabolisme du sucre dans le sang et le poids.

Espèces

Il existe deux espèces de fibres:

Les fibres solubles qui se trouvent dans la plupart des espèces de fruits et de légumes, comme les oranges, figues, prunes, poireau, oignon, choux et haricots. Ces produits peuvent assurer un effet plutôt ‘direct’ sur les intestins.

Les fibres insolubles se caractérisent elles par leur grand pouvoir d’absorption. Consommer des aliments complets et à base de son, des pois, une série de noix et de fruits tropicaux, boire de l’eau en abondance assurent l’hydratation des selles et donc leur ramollissement.

Besoin journalier en fibres alimentaires

15 à 22g de fibres alimentaires par 1000 kcal par jour est la QRJ (quantité recommandée journellement).

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GOOGLE VEUT CRÉER DES LENTILLES POUR AIDER LES DIABÉTIQUES

25/01/2014

 

Ces lentilles fonctionnent en « utilisant une petite puce connectée et un capteur de glucose miniature, qui sont enfermés entre deux couches de matériaux dont on fait les lentilles de contact ».

 

Le « Google lab », connu pour travailler sur des projets atypiques, a annoncé jeudi 16 janvier qu’il était en train de mettre au point des lentilles de contact susceptibles d’aider les personnes diabétiques à gérer leur taux de sucre.

« Nous sommes en train de tester des lentilles intelligentes fabriquées pourmesurer le taux de glucose dans les larmes », ont expliqué les deux personnes à l’origine du projet, Brian Otis et Babak Parviz, dans une publication sur un blog.

Ces lentilles fonctionnent en « utilisant une petite puce connectée et un capteur de glucose miniaturisé, qui sont enfermés entre deux couches de matériaux dont on fait les lentilles de contact », ont-ils ajouté.

DES « PROJETS QUI PEUVENT PARAÎTRE ÉTRANGES »

Selon eux, des tests cliniques ont déjà été effectués sur le projet, qui n’en est qu’àses débuts, et des discussions sont en cours avec la FDA, l’Agence des médicaments américaine. Les prototypes de ces lentilles peuvent déterminer la quantité de glucose dans les larmes chaque seconde. Les chercheurs étudient la possibilité d’intégrer des signaux lumineux qui préviendraient les utilisateurs quand certains seuils de glucose sont dépassés.

« Nous avons toujours dit que nous cherchions à travailler sur des projets qui peuvent paraître étranges », ont encore noté Brian Otis et Babak Parviz. « Mais alors que la Fédération internationale du diabète a déclaré que le monde était en train de “perdre la bataille du diabète”, nous pensions que ce projet valait la peine d’être développé », ont-ils conclu.

 

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Protéine qui pourrait prédire les risques de Diabète

19/01/2014

Des chercheurs montréalais ont découvert qu’une protéine située dans les tissus musculaires pourrait contribuer au développement du diabète de type 2 à l’âge adulte.

797846 etude menee chercheurs montrealais suggere Une protéine permettrait de prédire les risques de diabète de type 2Une étude menée par des chercheurs montréalais suggère que de faibles niveaux de la protéine PGC-1a dans le muscle pourraient s’avérer une façon prometteuse de prédire tôt les risques de diabète de type 2
PHOTO REUTERS

Les résultats de l’étude, publiée mercredi dans la revue American Journal of Physiology – Endocrinology and Metabolism, laissent entrevoir une nouvelle façon de prédire tôt les risques de diabète et même de prévenir ou retarder la progression de la maladie.

L’équipe de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) dirigée par la docteure Jennifer Estall, a d’abord constaté que les jeunes souris dépourvues d’une certaine protéine qui régule la production d’énergie dans les cellules, apparaissaient plus saines puisqu’elles avaient un taux de sucre plus bas avant et après les repas.

Les chercheurs ont donc émis l’hypothèse que des niveaux plus bas de cette protéine étaient préférables, mais ils ont plutôt constaté qu’en vieillissant, les souris dépourvues de cette protéine (la protéine PGC-1a) développaient une intolérance au glucose et une résistance à l’insuline importantes, soit des caractéristiques dudiabète de type 2.

Leur constat final a donc été que des niveaux chroniquement faibles de la protéine pourraient contribuer au développement du diabète à l’âge adulte.

L’étude suggère ainsi que de faibles niveaux de la protéine PGC-1a dans le muscle pourraient s’avérer une façon prometteuse de prédire tôt les risques de diabète de type 2 et, surtout, que des médicaments augmentant les niveaux de cette protéine pourraient aider à prévenir ou à retarder la progression de la maladie.

Source : http://www.lapresse.ca/sciences/medecine/201401/15/01-4728884-une-proteine-permettrait-de-predire-les-risques-de-diabete-de-type-2.php    Publié le 15/01/2014

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GREFFE DE CELLULES MERES

23/09/2013

 

 

Des millions de diabétiques pourraient à l’avenir se passer de leurs injections d’insuline si l’efficacité d’une nouvelle technique de greffe de cellules mères dans le pancréas, expérimentée avec succès par un groupe de médecins argentins, devait être confirmée à grande échelle. 

Cette méthode inédite n’induit pas de risques de rejet du greffon, ne nécessite pas d’hospitalisation prolongée et peut être réalisée par n’importe quel spécialiste en endoscopie, a expliqué à l’AFP le cardiologue argentin Roberto Fernández Viña.

Le Dr Viña est le coordinateur de l’équipe qui a réalisé avec succès la première greffe de ce type chez un patient insulino-dépendant à la Clinique San Nicolas, située dans la ville éponyme (à 270 km au nord de Buenos Aires).

La méthode consiste à extraire des cellules-mères de l’os iliaque et après un traitement en laboratoire à les implanter dans le pancréas grâce à un cathéter introduit dans l’artère fémorale, voie d’accès au pancréas.

«Il s’agit d’une technique inédite parce qu’elle fait appel à des cellules mères et non à des cellules embryonnaires comme cela se faisait jusqu’à maintenant et par la voie d’accès choisie, une artère directe et non une veine périphérique», a souligné le Dr Viña. La méthode, selon lui, «ouvre un champ de recherche énorme» pour le traitement d’autres pathologies, comme l’hépatite C.
Les cellules mères présentent la propriété de «copier» les informations qu’elles rencontrent dans l’organe où elles sont déposées.

Les diabétiques souffrent d’une carence dans le pancréas de cellules «beta», chargées de produire l’insuline qui permet à l’organisme de réguler les niveaux de glucose dans le sang. L’introduction de cellules mères dans le pancréas stimule la reproduction des cellules beta, augmentant ainsi la capacité de production d’insuline nécessaire pour équilibrer le taux de sucre.

Le 3 janvier, l’équipe du Dr Viña a réalisé la première greffe de ce type chez un patient de 42 ans contraint de s’injecter de l’insuline depuis dix-sept ans.

Les tests effectués depuis incitent à l’optimisme dans la mesure où les niveaux de glucose dans le sang du patient se sont stabilisés sans aide pharmaco-chimique.

«De toutes manières, il faut rester prudent…», a averti le médecin. «Chaque patient est un cas distinct» et il est possible que le pancréas réponde de manière diverse en cas de greffe.

La nouvelle technique est le fruit d’une recherche engagée en 2003 en Argentine sur l’implantation de cellules-mères dans le coeur pour réparer des tissus endommagés à la suite d’un infractus.

La thérapie cellulaire est une intervention qui peut être effectuée plusieurs fois chez le même patient, qui peut rentrer chez lui le lendemain de l’opération.

Une deuxième étape débutera le 1er février avec la sélection de 35 patients entre 22 et 65 ans, sur les 500 volontaires pour une greffe.

«Nous allons retenir à la fois des diabétiques dont les cellules beta ne peuvent déjà plus produire d’insuline et d’autres qui doivent renforcer leur production d’insuline à travers la prise de médicaments», a-t-il dit.

«Nous souhaitons en faire un traitement dont on puisse voir rapidement les résultats, sans qu’il y ait besoin d’attendre des années», alors que la maladie connait une forte recrudescence du fait de l’obsésité et la vie sédentaire.

On estime que 2,5 % de la population argentine (soit près d’un million de personnes) souffre de diabète, même si beaucoup de personnes touchées ignorent leur condition.
Référence : http://www.cyberpresse.ca/technosciences/article/article_complet.php?path=/technosciences/article/22/1,5296,0,012005,895791.php

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LE PANCREAS ARTIFICIEL

23/09/2013
11/07/2013Par ActimageAdmin

Le Pancréas artificiel s’améliore sur le traitement de pompe à insuline en Diabète de type 1

Le pancréas artificiel est un système de délivrance d’insuline par une pompe directement à partir du niveau de glucose déterminé par un capteur implanté sous la peau. Ainsi le patient n’a plus à intervenir, ce système se charge de tout. Une nouvelle étude montre son intérêt vis-à-vis d’une insulinothérapie classique.

Les avancées dans le domaine du pancréas artificiel ont été régulières ces dernières années : ainsi, il a été montré que, dans le cadre d’un pancréas artificiel, une injection d’insuline et de glucagon est préférable à une injection d’insuline seule. De plus, en 2011, l’équipe du Pr Renard, à Montpellier, a permis à un patient diabétique équipé d’un pancréas artificiel de passer une nuit hors de l’hôpital, préfigurant un traitement ambulatoire.

Aujourd’hui, une nouvelle étude menée par des chercheurs canadiens vient de montrer que le pancréas artificiel à double hormones (insuline et glucagon) est plus efficace qu’une insulinothérapie classique par pompe. Ainsi, le système du pancréas artificiel améliore le contrôle de la glycémie et surtout réduit de 8 fois le risque d’hypoglycémie, jusqu’à 20 fois pour les hypoglycémies nocturnes. En effet, l’usage de glucagon (hormone hyperglycémiante) permet de ramener la glycémie à des niveaux normaux si celle-ci baisse trop.
Cette étude a été menée sur 15 patients adultes qui portaient une pompe depuis au moins trois mois. Ces patients étaient équipés d’un pancréas artificiel ou d’une pompe seule, et étaient surveillés pendant 15 heures soit une après-midi et une nuit. L’équipe canadienne envisage maintenant des suivis sur de plus longues périodes.

Source :
Canadian Medical Association Journal, 28 janv 2013
Glucose-responsive insulin and glucagon delivery (dual-hormone artificial pancreas) in adults with type 1 diabetes: a randomized crossover controlled trial
Haidar et al.

Auteur : Loïc Leroux

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Diabète : un nouveau traitement par l’insuline suscite l’espoir

04/08/2013

SANTÉAvec plus de 3 millions de personnes atteintes, le diabète pourrait toucher un Français sur 10 dans 10 ans. Un nouveau traitement par insuline révolutionnaire pourrait voir le jour dans quelques années.

C’est un espoir pour des millions de diabétiques. Des chercheurs américains d’université de Caroline du Nord et du MIT ont créé une insuline qui pourrait révolutionner la vie des malades : les plusieurs piqures quotidiennes pourraient être remplacé par une seule injection hebdomadaire, rapporte Le Figaro. Pour l’instant, l’expérience n’a été réalisée que chez les souris diabétiques, mais elle a permis de normaliser leur glycémie pour une période supérieure à une semaine avec une seule injection, indique le quotidien.

 

Cette prouesse scientifique repose sur un réseau microscopique, un nanoréseau, de l’ordre du millième de millimètre. Ce nanoréseau a la particularité d’être formé d’enzymes qui vont libérer l’insuline en fonction de la glycémie. Blocage de l’insuline si le taux est normal, libération s’il augmente. Ils réalisent en fait l’action des cellules productrices d’insuline du pancréas lorsque l’on ne souffre pas de diabète. La prochaine étape de cette découverte sera l’expérimentation humaine.

700.000 diabétiques sans le savoir en France

L’Association française des diabétiques qui organise du 3 au 9 juin une semaine de prévention contre cette maladie chronique, estime à 700.000 le nombre de personnes en France qui sont diabétiques sans le savoir. « On estime à 700.000 le nombre de diabétiques qui s’ignorent », a indiqué Gérard Raymond, président de l’AFD dans un communiqué de présentation de « la 2e Semaine nationale de prévention du diabète ». « Avec plus de 3 millions de personnes atteintes, soit 5% de notre population, cette épidémie silencieuse et galopante pourrait toucher un Français sur 10 dans 10 ans », poursuit le responsable.

Ce chiffre s’explique par le développement du diabète de type 2, se développant chez les personnes plus âgées et qui peut passer inaperçu pendant des années. On compte en moyenne 5 à 10 ans entre l’apparition des premières hyperglycémies et le diagnostic du diabète, souligne l’AFD. Ces diagnostics tardifs engendrent des complications « dramatiques », selon l’association. Le diabète est la 1e cause de cécité avant 65 ans, la 1e cause d’amputation hors accident et la 2e cause de maladies cardiovasculaires. 30.000 décès lui sont imputables chaque année. L’AFD va proposer au grand public, durant toute cette semaine de mobilisation, des « tests de dépistage » consistant en un questionnaire pour évaluer les risques de développer un diabète de type 2.

Edité par A.B.
le 05 juin 2013 à 11h58 , mis à jour le 05 juin 2013 à 12h01.

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02/10/2012

Résumé de la conférence du 18 mars 2011 :
« Nouveautés dans le traitement du diabète »
par Madame Marie STRIVAY, Diabétologue
Pour élaborer de nouveaux traitements, il faut comprendre les causes de la maladie afin de prévenir son apparition
 Lutter contre les facteurs causals
 Guérir la maladie

LES MECANISMES EN BREF
La pathophysiologie du diabète de type 2 inclut trois principaux déficits : le déficit en insuline au niveau du pancréas, le trop de glucose produit par le foie et la résistance à l’insuline (diminution de la captation de glucose) due aux muscles et à l’excès de graisses.
Pour le diabète de type 1, les facteurs génétiques et instrumentaux entraînent une réponse auto-immune provoquant la diminution progressive de la production d’insuline par les cellules des îlots de Langherans (phase de pré-diabète asymptomatique qui dure en moyenne entre 5 et 10 ans suivie de la phase symptomatique, le diabète de type 1).

LES TRAITEMENTS CLASSIQUES INCONTOURNABLES

L’EXERCICE PHYSIQUE :

Effets positifs sur la condition physique générale
 L’état psychologique
 Meilleur contrôle du poids
 Diminution du risque d’ostéoporose et d’atteinte articulaire
 Diminution du risque de maladie du coeur et des vaisseaux
 Chez les diabétiques: meilleur contrôle des glycémies, amélioration de
la sensibilité à l’insuline, prévention des complications à long terme

Recommandations préalables :
- Faites un test de glycémie avant et après l’activité physique.
- Prévoir un test au milieu de l’activité si celle-ci est prolongée.
- Apprendre à prévenir et à soigner les hypoglycémies. Votre équipe soignante peut vous aider à planifier vos repas, collations et prises de médicaments en fonction de l’activité.
- Apporter toujours un jus ou boisson gazeuse sucrée, des raisins ou des
comprimés de sucre en cas d’hypoglycémie.
- Continuer à surveiller les glycémies de plus près jusqu’à 24 heures après
l’activité, surtout si elle était prolongée.
- Les personnes avec un diabète de type 1 et un taux de glucose supérieur à 260 mg/dl doivent vérifier la présence de corps cétoniques dans l’urine: ne

PAS FAIRE d’ACTIVITE PHYSIQUE si ceux-ci sont détectés.
- Discuter avec le médecin si les symptômes suivants surviennent pendant ou après une activité : nausées, évanouissement, troubles de la vision,
étourdissements, souffle court.
- Porter des souliers appropriés à l’activité choisie.
- Inspecter les pieds soigneusement après.
- Prévoir une période d’échauffement avant et de retour au calme après.

LE REGIME DIABÉTIQUE :
 ESSENTIEL !
 Indispensable pour rendre le traitement médicamenteux efficace.
 Equilibré et normocalorique (sauf si excès de poids…).
 Les collations: nécessaires dans certains types de traitements.
 3 grands principes: variété, modération, plaisir et convivialité!

LES NOUVEAUTES PROPRES AU DIABETE DE TYPE 2

LE SYSTEME INCRETINE
Découverte de nouvelles hormones intervenant dans la régulation de la
glycémie: LES INCRETINES
Ce sont des hormones sécrétées par le tube digestif, en réponse à un repas, et qui ont pour effet:
 de stimuler la sécrétion d’insuline
 de réduire la production de glucagon (qui fait augmenter le taux de sucre
via le foie)

Mode d’action des incrétines dans la réduction de l’hyperglycémie
- Stimulation glucose-dépendante de la sécrétion d’insuline
- Inhibition glucose-dépendante de la sécrétion de glucagon
- Ralentissement de la vidange gastrique
- Amélioration de la fonction de la cellule ?
- Augmentation de la quantité de cellules ?, de la sécrétion et de la néogenèse
des îlots (études animales)
Les médicaments qui dépendent du système incrétine

LES INCRÉTINO-MIMÉTIQUES
- Produits qui s’administrent par injection en souscutané,
1 (Victoza) ou 2 fois (Byetta) par jour.
- Miment l’effet des incrétines physiologiques (à doses supérieures à la norme)
- Effets :
 Diminution de la glycémie
 Réduction de poids (en moyenne 5 kg)
 PAS d’hypoglycémie
 PAS d’ajustement des doses
- Effets secondaires :
 Nausées (transitoires) par ralentissement de la vidange gastrique
- Pour être efficaces : nécessitent la présence d’une sécrétion d’insuline
endogène suffisante

- Indications :
 Diabète de type 2
 PAS diabète de type 1, ni diabète gestationnel
- Remboursement en Belgique :
 Après échec de l’association de 2 médicaments
 PAS en association avec l’insuline


Catégorie A
LES GLIPTINES
- Molécules qui empêchent la dégradation naturelle mais rapide des incrétines sécrétées
- Prolongent l’effet des incrétines
- Prise orale, 1 ou 2 fois par jour
- Effets :
 Diminution de la glycémie
 PAS de prise de poids
 PAS d’hypoglycémie
- Indications :
 Diabète de type 2
- Remboursement en Belgique :
 Après échec d’une monothérapie par metformine (Glucophage)
 Catégorie A
- Spécialités disponibles :
 Januvia (Janumet)
 Galvus (Eucreas)
 Onglyza
NOUVEAUTÉS THÉRAPEUTIQUES EN INSULINOTHERAPIE
INSULINES À NOTRE DISPOSITION

- Insulines humaines
- Analogues de l’insuline
Insuline humaine à action rapide
Actrapid®
Solution d’insuline
• début d’action : 30 min
• pic d’action : 1 à 3 heures
• durée d’action : 8 heures
Insuline humaine à action prolongée
Insulatard®
Insuline isophane
• début d’action : 1h30 min
• pic d’action : 4 à 12 heures
• durée d’action : 24 heures
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24
Insuline humaine à action biphasique
Mixtard® 30
solution d’insuline 30% +
insuline isophane 70%
• début d’action : 30 min
• pic d’action : 2 à 8 heures
• durée d’action : 24 heures

Les Analogues de l’insuline
- Définition : Insuline modifiée dans sa séquence d’acides aminés pour modifier
la cinétique de dissociation
- ANALOGUES rapides :
Humalog, NovoRapid, Apidra
- ANALOGUES lents :
Lantus, Levemir
- ANALOGUES prémixés :
Novomix 30/50/70, Humalog mix 25/50
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24

LES MODES D’ADMINISTRATION DE L’INSULINE
Les limites de la seringue
· une méthode dépassée, incommode en public
· imprécise et rarement discrète
· parfois douloureuse
· gênante, demande beaucoup de temps
· difficulté de prélever une dose exacte d’insuline, même pour le personnel (para-)
médical
· mélanger différentes insulines peut poser des problèmes
Les stylos rechargeables
Kikpen : Humalog Mix, Humalog
Solostar : Lantus et Apidra
La pompe à insuline (externe)
· Débite et injecte en sous cutané
de l’insuline rapide ou
ultrarapide
· Débit basal (peut varier selon le
nycthémère)
· Bolus avant chaque repas
La pompe à insuline couplée à un capteur de glycémie en continu (Real Time)
THÉRAPEUTIQUES À VENIR
- A court terme
 Autres incrétino-mimétiques et glinides
 Byetta LA (1 injection/sem)
 Agonistes amyline = hormone neuroendocrine (pramlintide : Symlin): MA
et ES = incrétino-mimétiques, SC; controle post-prandial chez patients
sous insuline
- A plus long terme
 Insuline orale (capsuline)
 Insuline trandermique (patch)
 Insuline inhalée: coût production trop élevé, semble abandonné
EN CONCLUSION
- A ne pas négliger: Activité physique et alimentation adaptée !
- Intérêt des nouvelles molécules dans le diabète de type 2 :
 Incrétino-mimétiques: perte de poids, pas d’hypoglycémie
 Gliptines: pas de prise de poids, pas d’hypoglycémie, prise orale, pas ou
peu d’effets secondaires (connus)
- Insulinothérapie: analogues d’insuline: plus adaptés, moins de risque d’hypo,
plus d’obligation des collations
- Les techniques d’injection: amélioration en confort et en précision.
Il faut noter que les nouveautés ne s’appliquent pas à tous les patients et qu’un
traitement efficace en cours ne doit en aucun cas être changé.

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